Les activités cardiorespiratoires abaissent le risque de nombreux types de cancer

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Le maintien d’une bonne condition physique, en particulier du système cardio-respiratoire, peut réduire de manière significative le risque de plusieurs types de cancer, jusqu’à 50 %. Il s’agit notamment des cancers du cou et de la tête, de l’estomac, du côlon, du pancréas, du foie, du rectum, des reins, de l’œsophage et des poumons. Bien que l’activité physique soit reconnue pour son rôle dans la réduction du risque global de cancer, les connaissances sont limitées au sujet de l’impact de la forme cardiorespiratoire sur des types spécifiques de cancer. Cependant, le lien remarquable entre un poumon et un cœur en bonne santé et la protection contre les formes spécifiques de cancer fait aujourd’hui l’objet d’une étude. Selon les conclusions de l’étude, une bonne condition cardiovasculaire constitue une protection contre les différentes formes de cancer.

Sommaire

Les bienfaits de l’aérobic pour la santé

Le test de charge aérobie maximale, une forme de test VO2 max, a été utilisé dans le processus de conscription pour la détermination de l’aptitude cardiorespiratoire. Il s’agit d’un test qui mesure la quantité d’oxygène utilisée par l’organisme lors d’une performance maximale. Par ailleurs, le test VO2 max représente également dans une étude récente une corrélation entre l’augmentation de l’activité physique et la diminution du risque de plusieurs formes de cancer. De plus, l’utilisation d’une mesure réelle de l’aptitude cardiorespiratoire permet une distinction par rapport aux études précédentes qui s’appuyaient uniquement sur l’activité physique autodéclarée, souvent peu fiable. Les effets bénéfiques de l’aérobic sur la santé sont évidents dans cette étude, qui fournit des preuves supplémentaires sur l’impact de cette activité.

L’analyse des données d’un grand groupe de sujets

Dans une grande étude, un million de personnes ont été analysées en utilisant une banque de données pour en extraire des informations sur la condition physique et l’état de santé. Sur la base de ce vaste réservoir d’informations, un suivi de l’évolution du cancer chez les participants a été réalisé au cours des 30 années suivantes. Pour cette étude, les participants étaient des hommes qui avaient été enrôlés dans l’armée. Dans un contexte de maladies chroniques sévères, d’exclusion des personnes emprisonnées et d’incapacités fonctionnelles, la cohorte de l’étude a été limitée à de jeunes hommes en bonne santé. Pour assurer la précision des évaluations, les conscrits ont été soumis aux évaluations physiques standard telles que la mesure de la pression artérielle (voir par ailleurs sur E-Santé Picardie), du poids, de l’IMC, de la taille, ainsi que de la force physique. Le rapport de l’étude apporte un éclairage précieux sur le lien entre la santé et les résultats du cancer, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour la prévention et le traitement de cette maladie dévastatrice.

Le cancer de la prostate et le cancer de la peau constituent un cas aberrant

Il existe un lien surprenant entre le cancer et la forme physique. Plus précisément, deux types de cancer, le cancer de la prostate et le cancer de la peau, se sont révélés aberrants dans une étude portant sur la corrélation entre le risque de cancer et la condition physique cardiorespiratoire. Contrairement aux attentes, ces deux formes de cancer présentaient un risque faiblement accru en présence d’un niveau de forme physique plus élevé. Bien que l’étude n’ait pas fourni de réponse claire à ce sujet, la forme physique peut augmenter l’exposition au soleil dans le cas du cancer de la peau.

Néanmoins, le maintien d’une bonne condition physique peut contribuer de manière significative à la réduction du risque de cancer. À cette fin, les adultes sont invités à pratiquer entre 200 et 300 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, tandis que les adolescents et les enfants sont encouragés à pratiquer au moins une heure d’activité d’intensité modérée par jour. Les parents et les enfants peuvent également limiter les comportements sédentaires en réduisant le temps passé devant les écrans et en choisissant des activités physiques à la place.

L’exercice physique réduirait le risque de cancer de près de 50 %

Il existerait un lien étroit entre une bonne condition physique et un risque de cancer nettement plus faible. Dans le cadre des travaux, la performance individuelle obtenue lors d’un test de VO2 permet un classement en 3 niveaux d’aptitude cardio-respiratoire : élevé, modéré et faible. En effet, les niveaux de condition physique les plus élevés sont associés à plusieurs facteurs positifs liés au mode de vie, notamment un niveau d’éducation parentale plus élevé et des niveaux moins élevés de toxicomanie et de tabagisme. En outre, les hommes les plus actifs sur le plan physique présentaient un risque beaucoup plus faible du développement d’une série de cancers spécifiques. Selon les résultats obtenus, la condition physique est liée à une diminution du risque de cancer du rectum et de cancer du pancréas, avec une réduction de 6 % et de 14 % respectivement. Toutefois, l’association entre la condition physique et le risque de cancer est particulièrement notable dans les cas de cancer de l’œsophage, de cancer du foie et de cancer du poumon, avec des réductions de risque de 40 %, 45 % et 50 % respectivement.

Conclusion

Selon des recherches récentes, l’exercice physique est une stratégie préventive très efficace qui peut réduire considérablement le risque de cancer et améliorer la qualité de vie. Après un examen de plus d’un million d’hommes, les résultats ont montré que plus leur cœur et leurs poumons étaient en bonne santé, moins ils risquaient de développer neuf types de cancer différents. Les personnes en meilleure forme physique avaient un risque de développer certains types de cancer inférieur de 50 % à celui des personnes moins actives.